Le savoir-faire suisse au service des infrastructures marocaines

«Infrastructures : Quels grands projets pour améliorer l’attractivité du Maroc et quelles pistes de coopération avec la Suisse ?». Tel était le thème du nouveau webinaire organisé par la CCSM le 24 juin dernier. La rencontre qui a réunie plusieurs experts est revenue sur les grandes infrastructures du Maroc et la contribution en termes de savoir-faire des entreprises suisses.

L’investissement dans les infrastructures a été l’une des orientations clés du Maroc pour améliorer sa compétitivité. Pourtant, les besoins et les ambitions restent énormes, suscitant l’intérêt des opérateurs du secteur des quatre coins du monde et, notamment, de la Suisse. Tel a été le sujet du webinaire organisé sur le thème «Infrastructures : Quels grands projets pour améliorer l’attractivité du Maroc et quelles pistes de coopération avec la Suisse ?» par la Chambre de commerce suisse au Maroc, le 24 juin dernier.

Animée par notre Président, Christophe de Figueiredo, la rencontre a connu la participation de plusieurs experts et parties prenantes du secteur: Adil Bahi, Directeur de la stratégie et des ressources du ministère de l’Equipement, du transport, de la logistique et de l’eau; Abdellatif Nasserdine Directeur général de Infra Invest; Alae Lalami, Directeur de l’activité Béton, Granulats et Routes de LafargeHolcim Maroc ou encore Faiz Oumghar ,Regional Manager NWCl Africa et Managing Director Leica Geosystems Morocco.

Des stratégies long-termistes

Depuis plusieurs décennies maintenant, le Maroc œuvre à la réalisation des projets d’infrastructures de grande envergure. Le Royaume a élaboré des plans sectoriels offrant d’importants gisements de croissance, notamment le Plan routes à l’horizon 2035, la Stratégie nationale pour le développement de la compétitivité logistique à l’horizon 2030, les réformes entreprises et la libéralisation des différents modes de transport, ou encore le Plan national de l’eau, le Plan rail 2040 et la Stratégie portuaire nationale à l’horizon 2030. «Il est très important de souligner que ce sont des projets à long terme, et qui transcendent les mandats gouvernementaux. On ne travaille pas dans une logique court-termiste. On s’inscrit plutôt dans une vision pays», a précisé, d’emblée, Adil Bahi, Directeur de la stratégie et des ressources du ministère de l’Equipement, du transport, de la logistique et de l’eau.

En termes d’infrastructures routières seulement, le Maroc s’est doté d’un réseau de 57.334 km avec des autoroutes qui s’étalent sur 1.800 km, 1.334 km de voies express et 44.215 de routes revêtues. Une densité de réseau qui en fait un champion au niveau de l’Afrique comme dans le monde arabe. En termes de perspectives, le Royaume déploie un Plan routes à l’horizon 2035 dont un des principaux axes est la modernisation du réseau routier. L’objectif est d’améliorer la qualité de service et à l’aménagement de 7.000 km de routes nationales, 2.000 km de voies express, 45.000 km de routes rurales et 2.000 km/an de routes réhabilitées. L’objectif est ambitieux: doubler la capacité actuelle.

Une capacité portuaire dopée

Le transport maritime n’est pas en reste. Plusieurs projets portuaires sont en cours de construction, à l’instar de celui de Nador West Med qui a atteint un taux de réalisation de 52%. C’est le cas aussi du projet de port de Dakhla Atlantic qui a été lancé avec une échéance à 2027. Aussi, le projet du nouveau port de Kénitra Atlantic va s’adosser au port de Casablanca assurant ainsi une capacité supplémentaire. L’activité portuaire sera également soutenue par des projets d’extension au niveau de plusieurs ports du pays.

“Les PPP, la clé pour combler les besoins de financement”

Si le Maroc a opté pour un financement de ses projets routiers dans son budget gouvernemental, cette option n’est pas viable pour d’autres secteurs. “Le modèle des Partenariats Publics Privés (PPPs) a démontré leur efficacité dans des secteurs comme l’énergie. Aujourd’hui, avec les ambitions affichées par le Nouveau Modèle de Développement présenté devant SM le Roi récemment, l’Etat devrait faire appel aux PPPs pour financer des projets dans les secteurs de la santé et de l’éducation”, a souligné Abdellatif Nasserdin, Directeur général de Infra Invest.
Si parallèlement, ce type de partenariat est désormais accessible aux collectivités territoriales dont les besoins en investissement sont encore énormes, elles devraient s’ouvrir davantage vers les opérateurs privés pour trouver des solutions de financement adaptées à leurs besoins.

Le savoir-faire suisse

En termes d’infrastructures, le Maroc a toujours pu compter sur l’expérience et le savoir-faire suisse. Le cimentier LafargeHolcim, présent au Maroc depuis 90 ans, a été le fournisseur principal de nombreux projets structurants à l’instar du port TangerMed

L’expertise de Sika Maroc, qui propose des solutions innovantes en termes de constructions , a contribué à la réalisation de projets structurants comme le pont Moulay Hassan, le port Nadorwest, le tunnel de l’autoroute Marrakech/Agadir ou encore le grand théâtre de Rabat.

L’expertise suisse au Maroc est également technologique avec Leica Geosystems, le premier fabricant mondial de capteurs aéroportés pour les applications de photogrammétrie et de cartographie. Son expertise a permis de réduire le coût de la maintenance et produire des données permettant une meilleure exploitation de plusieurs infrastructures marocaines.

Au regard de l’excellente relation entre la Suisse et le Maroc et des réalisations communes en termes d’infrastructures , la coopération entre les deux pays, portée et accompagnée par la CCSM, est promise à un bel avenir.

    

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Juillet, 2021

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