LA CCSM organise une conférence-débat sur le thème : le Maroc, un hub régional

L’hôtel Grand Mogador de Casablanca a accueilli, le 28 novembre, une conférence débat autour de l’investissement en Afrique sur le thème : « Maroc Hub régional : Quelles Opportunités ? Quelles contraintes ? ». Organisé par la CCSM en partenariat avec Casablanca Finance City et LafargeHolcim, cet événement a vu la participation de personnalités éminentes parmi lesquelles Othman El Ferdaous, Secrétaire d’État chargé de l’Investissement.

Le Maroc dispose d’atouts indéniables qui lui permettent de prétendre à ce rôle de hub régional. En effet, le Maroc a tissé un partenariat privilégié avec les pays européens à travers l’accord de libre-échange et le statut avancé, et les pays africains grâce à ces liens historiques et commerciaux notamment avec les pays de l’Afrique francophone. Ces avantages constituent un tremplin pour les investisseurs désireux de conquérir les marchés africains et européens en partant de la plateforme marocaine. Cette vision a fait l’objet d’une conférence-débat organisée par la CCSM, le 28 novembre à Casablanca, en présence d’Othman El Ferdaous, Secrétaire d’État chargé de l’Investissement.


Le Maroc s’inspire de la Chine

Lors de son intervention, M. El Ferdaous a donné le ton, notamment en expliquant les tenants et aboutissants de la mission de son département laquelle est inspirée de la stratégie chinoise de la route de la soie. « Nous appelons à ouvrir de nouveaux corridors économiques entre l’Europe et l’Afrique afin de dynamiser les échanges », a-t-il déclaré. Le Secrétaire d’État chargé de l’Investissement a également comparé la situation du Maroc à celle du Mexique qui sert de base de compétitivité pour les États-Unis et le Canada. Et d’ajouter : « Le Maroc deviendrait un hub incontournable pour les pays européens. »

Casablanca, “the place to be” en Afrique pour les investisseurs

En tant que partenaires de l’événement, Casablanca Finance City (CFC), LafargeHolcim Maroc Afrique et ABB Maroc ont également été représentés lors de cette conférence. Pour Lamia Merzouki, Directrice Générale Adjointe de CFC, « Casablanca est ‘’the place to be’’ pour les entreprises qui veulent s’implanter en Afrique à partir d’un hub africain ». Selon elle, “le Royaume bénéficie d’une stabilité politique et macroéconomique qui n’est plus à démontrer et d’une connectivité aérienne sans égal en Afrique avec 32 destinations directes à partir de la capitale économique. Il y a aussi un cadre légal et réglementaire solide ainsi que des infrastructures de qualité ».

Même son de cloche de la part des représentants de LafargeHolcim Maroc Afrique, qui dispose d’un actionnariat marocain. « Nous avons eu un certain succès au Maroc que nous aimerions transposer ailleurs en Afrique car nous avons noté des similitudes avec d’autres marchés », explique Zineb Zeryouhi, Directrice Développement de l’entreprise qui s’est déjà implantée dans quatre pays africains. Quant à Siham Fikri, Directrice Financière chez ABB Maroc qui opère dans les technologies de l’énergie et de l’automation, elle a affirmé que le choix du Royaume comme hub régional a été motivé notamment par la qualité des ingénieurs marocains, puisque 70 % des employés de l’entreprise sont des ingénieurs, mais également par la proximité des clients.

Au vu de sa position géostratégique, qui représente à la fois une porte d’entrée vers l’Afrique et l’Europe, le Maroc peut prétendre devenir un hub régional. D’autant plus que, sur le plan financier, Casablanca Finance City, en devenant 1re place financière africaine et 28e mondiale, est une bonne base pour continuer à construire des liens entre l’Europe et l’Afrique. Néanmoins, les acteurs du secteur réclament des réformes permettant notamment la consolidation de la stabilité du secteur financier, la diversification de l’offre de produits, la mise en place d’infrastructures dédiées aux PME, l’accélération de la sécurisation juridique et l’amélioration des mécanismes de gouvernance pour réhabiliter la confiance dans l’écosystème financier marocain.

Témoignages :

Nous avons eu un certain succès au Maroc que nous aimerions transposer ailleurs en Afrique, car il y a des similitudes avec d’autres marchés. Aussi, nous avons le statut CFC (Casablanca Finance City), ce qui nous permet de recruter plus facilement au Maroc. Nous faisons beaucoup de prospection, ce qui nous amène à voyager souvent, et, à partir de Casablanca, il y a des lignes directes vers plus d’une trentaine de pays. Nous avons des exemptions de visas dans pratiquement tous les pays du fait des liens historiques qui unissent le Maroc aux pays subsahariens. Tout cela facilite les relations d’affaires et fait du Maroc un choix évident comme hub africain.

Zineb Zeryouhi, Directrice Développement, LafargeHolcim Maroc Afrique

Le Groupe ABB a commencé à s’intéresser au Maroc comme hub africain depuis plusieurs années du fait des avantages qu’offre le Royaume. Nous avons un pays stable politiquement avec une vision éclairée de SM Mohammed VI sur la coopération Sud-Sud. De plus, les ingénieurs marocains sont reconnus à travers le monde entier dans les domaines de l’électrique et de l’automatisme. Le pays peut compter sur le dynamisme des ports de Casablanca et Tanger Med, qui sont connectés avec la plupart des ports internationaux et africains, tout comme les lignes aériennes en constante augmentation. Comme les citoyens marocains n’ont pas besoin de visas dans beaucoup de pays, les déplacements à l’étranger sont facilités et nous pouvons conclure des business plus rapidement. ABB a donc fait le choix d’accompagner des entreprises partenaires qui ont choisi le Maroc comme hub pour l’Afrique.

Siham Fikri, Directrice Financière, ABB Maroc

L’objectif de cette conférence était de présenter le Maroc comme hub régional et Casablanca Finance City, qui incarne l’ambition du Maroc en Afrique. CFC, c’est 170 membres et une communauté dont les membres ont tous une vocation régionale. C’est un concentré d’intelligence collective sur l’Afrique et c’est ‘’the place to be’’ pour les entreprises qui veulent s’implanter en Afrique à partir d’un hub africain. Pour être un hub, il y a un certain nombre de prérequis, et le Maroc en a car il bénéficie d’une stabilité politique et macroéconomique qui n’est plus à démontrer et d’une connectivité aérienne sans égal. Il y a aussi un cadre légal et réglementaire solide ainsi que des infrastructures de qualité. Aujourd’hui, le Maroc a tous les atouts pour être un hub et pour les entreprises suisses et étrangères, il vaut mieux s’installer directement en Afrique pour être plus proches des opportunités business et diriger les deals plus facilement. Il y a un certain nombre d’éléments qui font que Casablanca est idéalement placée et CFC, en particulier, offre une proposition de valeur attractive axée sur 3 piliers : la facilitation des affaires, l’accès à une communauté business de premier plan et la mise à disposition d’informations clés pour opérer en Afrique dans les meilleures conditions. Il y a déjà quelques entreprises suisses qui ont déjà choisi CFC, comme Swissport, LafargeHolcim et d’autres.

Lamia Merzouki, Directrice Générale Adjointe, Casablanca Finance City

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Juin, 2019

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