Webinaire – L’auto-disruption pour mieux conduire le changement

Webinaire - L’auto-disruption pour mieux conduire le changement

Nouveau webinaire, nouvelle thématique tournée vers l’avenir : « La redéfinition des entreprises via l’auto-disruption ». Tel fut l’objet de la conférence en ligne organisée par le Financial Times et Philip Morris International, en partenariat avec la Chambre de Commerce Suisse au Maroc, le 19 novembre dernier. Une rencontre qui a vu la participation d’acteurs majeurs du monde de l’entreprise et de l’économie.

Comment les entreprises peuvent-elles opérer une transformation profonde et efficace en s’appuyant sur l’auto-disruption ? C’est autour de cette interrogation que des spécialistes de renom ont planché lors de la rencontre virtuelle organisée le 19 novembre dernier par le Financial Times et Philip Morris International, en partenariat avec la Chambre de Commerce Suisse au Maroc. Animée par Seth O’Farrell, reporter chez fDi Intelligence, les économistes Fathallah Sijilmassi et Noômen Lahimer, la Directrice Générale Orange Money au Sénégal, Ramatoulaye Adama Diallo, et le Vice-président Communication Internationale chez Philip Morris International, Tommaso Di Giovanni, ont apporté leurs réflexions et visions respectives sur le sujet qui a suscité un réel débat.

Auto-disruption, de quoi parle-t-on ?

A l’ère du digital et des mutations profondes observées durant cette crise sanitaire du Covid-19, les acteurs du secteur privé en Afrique comme partout ailleurs doivent se réinventer pour s’adapter au mieux aux différents changements. Pour les spécialistes, le process d’auto-disruption est parmi les démarches nécessaires pour tracer la route du développement d’une entreprise. L’économiste tunisien Noômen Lahimer définit l’auto-disruption comme « un choc, une rupture avec l’existant. Une destruction créatrice s’opérant en interne qui peut ramener de nouvelles valeurs, de l’innovation et de la conduite de changement ». Même constat pour Ramatoulaye Adama Diallo pour qui l’auto-disruption est indispensable. « Par la force des choses et la vitesse des événements, nous opérons dans un secteur qui nous incite à nous remettre en question tous les jours. Les entreprises capables de s’adapter rapidement en investissant d’une manière réfléchie dans la technologie notamment, ont plus de chances de rebondir après des situations inattendues », affirme la Directrice Générale Orange Money au Sénégal.

Des secteurs plus enclins au changement 

Si la crise sanitaire du Covid-19 a fortement secoué l’équilibre économique de plusieurs pays, dans d’autres secteurs, par contre, l’innovation technologique a permis d’accélérer les processus de changement. C’est le cas notamment de la multinationale Philip Morris International qui a enclenché depuis fort longtemps la démarche d’auto-disruption. « Notre vision est de répondre à un besoin et de proposer des produits avec des composants moins nocifs pour la santé des consommateurs », précise Tommaso Di Giovanni, Vice-Président Communication Internationale chez Philip Morris International. Selon l’intervenant, l’entreprise donne une place importante à la science dans la commercialisation des produits proposés sur le marché. « Philip Morris International compte en son sein plus de 400 scientifiques qui travaillent dans son centre de recherche. Les équipes doivent se montrer plus agiles en donnant une place de choix à l’innovation et à une dynamique constante qui accompagne l’évolution des marchés »

Pour Ramatoulaye Adama Diallo, le Covid-19 a été un véritable accélérateur pour une activité comme le ‘Mobile Money’. « Tout le monde s’est trouvé dans une situation où il fallait se retrouver, réfléchir ensemble à des actions concrètes qui permettent d’accélérer les processus. Cette dynamique a permis de revoir nos ambitions, de faciliter les services financiers proposés à nos clients et de participer ainsi au développement d’une inclusion financière en Afrique de l’Ouest », estime-t-elle.

Des prérequis nécessaires…

Leadership, adaptation et innovation sont devenus des compétences stratégiques à développer pour la survie des entreprises. Or, une conduite du changement planifiée et contrôlée ne peut réussir que si elle est menée par les collaborateurs qui la font vivre au quotidien. Dans le même sillage, l’économiste marocain Fathallah Sijilmassi souligne que le modèle de développement du Maroc doit replacer la dimension humaine au centre de l’équation économique. 

Pour l’intervenant, « impulser une nouvelle dynamique doit prendre en considération trois éléments : une orientation vers une économie de la vie avec comme principale règle le développement de l’éducation, de la santé et de la sécurité alimentaire. Sans omettre l’importance de l’économie verte et numérique dans la conduite du changement »

Un changement qui doit également s’opérer au niveau de l’administration publique comme le précise Noômen Lahimer qui plaide pour une flexibilité de l’administration par rapport à l’auto-disruption. Un changement qui, selon lui, passe par une digitalisation de cette dernière, dictée par une volonté à réduire la réticence face aux changements et innovations technologiques. Dans cette volonté d’embarquer l’administration dans ce processus du changement, Fathallah Sijilmassi pense que les pays doivent aussi travailler pour que l’entreprise devienne de plus en plus citoyenne avant de préciser la nécessité de donner à la jeunesse africaine une vision et projection positive pour lui permettre de participer activement à cette dynamique.

Nul doute que le processus d’auto-disruption a été enclenché dans plusieurs secteurs. Pour les autres, le modèle à emprunter doit être agile, flexible, endogène et adaptable à tout genre de situation.

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Octobre, 2021

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